Automne 2013 – Kyoto – Kitano Tenmangu et Nishiki Market

Kyoto - Dîner printemps 2013

Kyoto – Dîner printemps 2013

Bonjour,

Tout va bien. Je suis en retard pour mes récits.

Lundi, j’ai retrouvé une de mes amies japonaises Reiko K. et une de ses amies Keiko – que je ne connaissais pas et qui ne parle que japonais – et nous sommes allées au marché aux puces Kitano Tenmangu qui se déroule dans le temple du même nom le 25 de chaque mois.

Nous avions rendez-vous à la station Demachi Yanagi que je me targuais de bien connaître d’autant plus que c’était mon point de rendez-vous avec ma guide la veille. Je suis allée xxx fois dans cette station depuis que je connais Kyoto car elle est le point de départ des trains pour Ohara, Kibune et Kurama et la villa impériale Shugakuin.

Le rendez-vous était pour 10 heures le matin. Je m’y prends à l’avance pour ne pas faire attendre mon amie, sachant que les japonais sont toujours à l’heure aux rendez-vous. J’arrive à 9h50. 10 heures passent puis 10 heures 5. Je commence à me dire ‘j’aurais du appeler Reiko hier soir pour re-confirmer le rendez-vous car il se peut que je me sois trompée et que ce soit à 9 heures’. Je vais dans une cabine et essaie de la joindre sur son mobile qui sonne occupé. J’essaie de recomposer le numéro avec l’indicatif japonais +81, même chose. Je vais voir un employé qui ne parle pas anglais. Ouille. Je vais voir des chauffeurs de taxis. Ouf, l’un d’entre eux parle un peu anglais. Je lui montre la fiche contact de mon amie qui est sur mon iPhone et lui demande s’il faut composer le numéro comme cela. En fait, il manque juste … le zéro. C’est comme en France. Si vous donnez votre numéro à un étranger, vous lui indiquez ‘+33 6…..’ mais quelqu’un qui vous appelle depuis un mobile en France compose ’06 ….’. Je réussis à joindre mon amie qui m’attend bien dans la station mais à la sortie de la ligne de train de la compagnie Keihan et moi je suis à la ligne de train de la compagnie Eizan… Yyyyeeeessss.

Quelques minutes plus tard, nous nous retrouvons. Je m’excuse car il est 10.20. Je paniquais à l’avance à l’idée de ne pas la retrouver dans la journée car nous avions un programme sympathique. J’aurais été très gênée.

Nous prenons le bus vers Kitano Tenmangu connu pour son marché aux puces qui se tient dans le temple et autour du temple tous les 25 du mois. Je trouve un kimono pour 1.000 yen, oui 7.50 euros. Et non, ce n’est pas un yukata (comme me l’ont demandé les jeunes garçons à la réception de Ks’house le soir). Il est violet avec des fleurs, l’intérieur est rose poudré par endroits, rouge vif sur d’autres endroits. C’est Keiko qui l’a trouvé. Certains autres kimonos étaient assez jolis mais déchirés par endroits. Je ne suis pas assez douée pour savoir si les trous du kimono sont des trous d’origine ou des déchirures. Nous essayons de trouver un obi (large ceinture que les japonaises utilisent pour fermer le kimono). Les obi sont très longs et très lourds, je ne m’imagine pas réussir à fermer le kimono seule. Je vois ce qu’il me faut : la ceinture que les japonaises mettent sur leur obi. Ce ne sera pas académique mais, au moins, je pourrai m’en servir comme tenue d’intérieur. La ceinture vaut aussi 1.000 yen soit aussi 7.50 euros. J’achète au même endroit trois très jolies pochettes qui peuvent servir de pochette à maquillage pour les femmes pour 1.000 yen les 3, soit 2.50 euros chacune. Celles-ci ne sont pas d’occasion.

Pendant notre promenade, les temples sont ouverts et nous assistons à une prière. Chaque personne peut demander à ce que le prêtre et ses assistantes prient pour elle pour la somme de 3.000 yen soit 22 euros, pour une période de 10 minutes environ. C’est joli à voir. Une jeune femme est assise sur une chaise et le prêtre et les assistantes prient. Une des assistantes effectue une danse au son de tambours de de cymbales.

Il ne fait pas très beau, le ciel est gris, il fait environ 15 degrés. Nous allons déjeuner d’un plat de tofu, de bouillon, de légumes et de riz. Ce qu’ils appellent un lunch set revient à 1.200 yen soit moins de 10 euros, thé compris servi en illimité.

Keiko a travaillé dans une galerie à Osaka il y a quelques années et a exposé les céramiques de Rosanjin. Quand le musée Guimet à Paris a monté l’exposition ‘l’art de Rosanjin’ il y a quelques mois, elle m’a fait demander par son amie Reiko si je pouvais lui acheter le catalogue. J’avais déjà vu cette très belle exposition quand j’ai reçu le mail de Reiko. Je suis allée acheter le catalogue et le lui ai donné à la fin du repas. Elle était très contente, avait placé le prix du catalogue en euros dans une jolie enveloppe avec un très charmant message écrit tout en japonais sur une jolie carte japonaise. Elle m’a aussi offert une boîte de gâteaux typiques de Nara, la ville où elle habite.
Rosanjin était en fait un cuisinier qui a créé un club de gourmets. Il servait ses plats dans des porcelaines anciennes. Il n’était pas satisfait des porcelaines utilisées et s’est mis à créer sa propre vaisselle ainsi que des céramiques. Il a inventé de nouveaux procédés. Il a exposé ses œuvres dans le monde et le Japon souhaitait l’honorer en tant que patrimoine immatériel, il a décliné l’honneur. En nous promenant plus tard dans l’après-midi, nous avons vu des céramiques qui étaient vraiment des reprises de ce que Rosanjin a inventé.

J’offre à mon amie Reiko un livre que j’ai créé d’après des photos prises lors de son voyage à Paris en juin dernier. Elle se montre très contente et nous feuilletons les pages avec son amie.

Il pleut maintenant des cordes, impossible de visiter autre chose comme nous l’avions prévu. Je propose que nous allions à Teramachi Dori et Nishiki Market qui sont respectivement une arcade commerciale et un marché couverts. Keiko a du venir à Nishiki il y a environ 20 ans alors qu’elle vit à Nara.

Je retrouve la boutique qui fait en même temps salon de thé quasiment au bout de Nishiki sur la droite. Nous prenons un café et papotons. Reiko m’offre plein de petites choses comme elle sait si bien le faire : des souvenirs du Gion Matsuri de juillet dernier (Gion matsuri est le festival du quartier de Gion qui attire une foule impressionnante, de très grands chars sont élaborés reprenant l’histoire de la ville et du Japon, les costumes sont magnifiques), des petits cahiers et carnets, des coupures de presse relatives au Gion Matsuri. C’est super gentil. Et… elle me dit ‘mon mari a imprimé quelques photos pour vous’. Il s’agit de 2 photos prises avec Reiko, 2 de ses amies de son cours de français – que je vois maintenant à chaque voyage – et moi, prises lors de nos dîners de l’automne dernier et du printemps dernier. des J’éclate de rire car je lui ai apporté les mêmes photos que je compte lui donner le lendemain car nous nous retrouvons avec ses amies pour dîner.

Nous nous quittons, je prends mon bus, le 205, qui part du grand magasin Takashiyama vers la Gare de Kyoto et s’arrête au voir de 4 ou 5 arrêts seulement, une station avant la gare, ensuite je marche pendant 5 minutes vers Ks’ house.

Je dine rapidement de spaghettis et d’un verre de jus de pommes que je mange à Ks’ house.

Mis à part le temps, ce fut une excellente journée.

Bonne soirée,

Annie

 

Kyoto - Dîner printemps 2013

Kyoto – Dîner printemps 2013


Publié le 27 novembre 2013

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2 commentaires
  1. Merci pour ces nouvelles Annie, c’est agréable d’apprendre que ton voyage se déroule bien en dépit de ces quelques petites péripéties qui en font le sel. Je ne connaissais pas le marché aux puces Kitano Tenmangu, mais je peux en revanche te recommander celui de Tôji, à deux arrêts au sud-est de Kyôto station. Il a lieu tous les 21 de chaque mois, donc je pense qu’il te faudra un prochain voyage dans le Kansai pour en profiter ;-)
    Nous avons eu l’occasion de l’arpenter à deux reprises en 2012 et cette année.

    Bonne continuation dans cette belle ville et reprends le clavier dès que tu auras un peu de temps pour nous donner des nouvelles, c’est un plaisir !

    Par Ningengirai le 27 novembre 2013 à 23:35
    • Bonjour,
      Oui, je suis allée une fois au marché aux puces de Toji l’an dernier mais il était un peu tard dans la journée et des commerçants avaient déjà plié bagage. Cette année, cela coïncidait avec lénifiés e mon arrivée à Kyoto. J’y avais bien pensé mais j’avais mes cours de japonais, je devais ensuite faire mon check-in et il était un peu trop tard dans la journée.
      Ce sera pour un prochain voyage.
      Bonne journée,
      Annie

      Par Annie le 28 novembre 2013 à 02:38

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